Actualités du C.A.R.E.P.

  • Espace pilotes et coordonnateurs de réseaux

    Circulaire de rentrée 2016

    Une École qui se transforme au service de la qualité et de l’efficacité des apprentissages

    - Une cohérence globale de l’école au collège
    - La priorité réaffirmée au premier degré
    - La réforme du collège
    - Le lycée poursuit son évolution
    - Le Plan numérique pour favoriser la généralisation des usages pédagogiques du numérique
    - Le parcours d’éducation artistique et culturelle : une éducation à l’art et par l’art pour tous les élèves

    Une École inclusive pour la réussite de tous

    - Favoriser la réussite de chaque élève grâce à une orientation choisie et préparée
    - Lutter contre le décrochage scolaire et maintenir les jeunes en formation jusqu’à la qualification
    - Contribuer activement à la lutte contre les inégalités sociales
    - Accompagner la scolarisation des élèves à besoins éducatifs particuliers

    Une École qui fait vivre les valeurs de la République

    - Mobiliser le parcours citoyen au service des objectifs pédagogiques et éducatifs de l’École
    - Renforcer la transmission des valeurs de la République
    - Installer un cadre de vie apaisé qui met en confiance les élèves et les personnels

    Les extraits concernant plus particulièrement l’éducation prioritaire

    A propos de la pauvreté sociale  : "les inégalités scolaires ne s’enracinent pas seulement dans une situation sociale, elles se répercutent souvent aussi dans les apprentissages : c’est pourquoi l’École prend en compte la situation de pauvreté et de vulnérabilité de certains des enfants qu’elle accueille par la compréhension de leur environnement social et de leurs difficultés."
    "Pour lutter contre les inégalités sociales et scolaires, les instruments et acteurs de la politique sociale du ministère seront pleinement mobilisés afin de permettre la réussite des élèves issus de familles défavorisées, à qui ils doivent s’adresser en priorité. Les fonds sociaux ont été rétablis à un niveau qui permet désormais de mieux prendre en charge les difficultés financières des familles ; leur bonne utilisation doit faire l’objet d’une vigilance toute particulière. Les mesures prises à la rentrée 2015 pour réduire le non-recours aux bourses de l’éducation nationale seront poursuivies et renforcées. Le développement progressif de téléservices et la simplification des bourses de lycées, qui entrera en vigueur à la prochaine rentrée, poursuivent le même objectif. Enfin, les listes de fournitures scolaires représentent un poids économique trop lourd pour certaines familles ; elles doivent être établies avec une attention extrême pour ces familles et de manière collective au sein des équipes éducatives".

    A propos de la mise en oeuvre du Référentiel de l"Education Prioritaire  : "Destinée à agir contre les déterminants sociaux et territoriaux de l’échec, la réforme ambitieuse de l’éducation prioritaire a franchi une étape déterminante à la rentrée 2015. Les principes de cette réforme, fondamentalement pédagogique, doivent continuer, à la rentrée 2016, à se concrétiser dans les pratiques professionnelles et le fonctionnement des écoles et établissements. Désormais largement diffusé, le référentiel de l’éducation prioritaire doit être utilisé à cette fin, par les pilotes comme par les enseignants, dans le cadre des projets de réseau ; il constitue un guide et un cadre pour le travail commun et a notamment vocation à irriguer la réflexion conduite sur les enseignements complémentaires (accompagnement personnalisé et enseignements pratiques interdisciplinaires) dans les collèges, en cohérence avec la réforme.
    Le pilotage de la réforme doit lui aussi encore être consolidé, en inscrivant, dans les programmes académiques de travail des inspecteurs, les objectifs et modalités d’accompagnement des équipes des réseaux d’éducation prioritaire et en achevant la généralisation des lettres de mission des IA-IPR référents, des coordonnateurs et des formateurs de l’éducation prioritaire."

    A propos de la formation continue : "Les formations, mises en cohérence aux niveaux départemental et académique, seront conçues à la fois pour diffuser les principes dont le référentiel de l’éducation prioritaire est porteur et pour répondre aux besoins exprimés par les réseaux dans leurs projets. Les formations de réseau inter-degrés seront particulièrement retenues, afin de faire vivre concrètement le cycle 3 et de favoriser la continuité des enseignements. Plus largement, la mobilisation de l’ensemble des personnes ressources pour accompagner les personnels des Rep+, au plus près de leurs préoccupations pédagogiques quotidiennes, dans les temps de formation et de travail collectif, est un enjeu majeur de la refondation de l’éducation prioritaire.

    A propos du dispositif "plus de maîtres que de classes" : "Pour assurer de manière efficace et efficiente la montée en puissance du dispositif « plus de maîtres que de classes », il conviendra de s’appuyer sur les recommandations formulées par le comité de suivi du dispositif : éviter une dilution du travail des enseignants dans un service partagé au-delà de deux écoles ; privilégier l’attribution de ces moyens supplémentaires aux écoles de l’éducation prioritaire et, au-delà, aux écoles à besoins comparables, repérées localement et situées sur des territoires fragiles, notamment ruraux ; donner la priorité au cycle 2 ; s’appuyer sur les projets des équipes pédagogiques et les accompagner par des formations spécifiques."

    A propos de la scolarisation des enfants de moins de trois  : "Si, depuis 2013, près de 1 000 emplois ont été consacrés à la scolarisation des enfants de moins de trois ans, on constate cependant que les effectifs d’élèves de moins de trois ans accueillis en éducation prioritaire ont trop faiblement progressé, au regard de l’objectif de 50 % de scolarisation d’une classe d’âge en Rep+ et de 30 % dans les autres réseaux. Si les efforts consentis pour l’ouverture de classes dédiées aux enfants de moins de trois ans marquent une étape importante dans l’amélioration de leurs conditions d’accueil, ils ne doivent pas pour autant conduire à une réduction de l’accueil en classe multi-niveaux là où les effectifs et l’environnement permettent un accueil respectueux des spécificités des enfants de cet âge. Cette politique globale repose sur la mobilisation de tous les acteurs, notamment locaux ; l’École doit y prendre toute sa part, en travaillant avec les collectivités territoriales, les parents et les acteurs publics de la petite enfance (protection maternelle et infantile (PMI), caisses d’allocations familiales, réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement aux parents (Reaap), services enfance), avec lesquels il conviendra d’intensifier les partenariats institutionnels."

    A propos de l’accompagnement continue en 6ème : "Certains dispositifs au cœur de la refondation de l’École doivent se déployer prioritairement, et de façon massive, en éducation prioritaire ; c’est notamment le cas de la scolarisation des enfants de moins de trois ans (cf. supra), du dispositif « plus de maîtres que de classes » (cf. supra), de l’opération « École ouverte » ou de l’accompagnement continu en sixième. Celui-ci, qui a vocation à être développé en Rep+ en priorité, complète l’accompagnement personnalisé et l’accompagnement éducatif. Il représente une véritable aide au travail personnel de l’élève, en le dotant de méthodes efficaces pour apprendre. Il est constitué de temps réguliers où les élèves, en petits groupes, sont accompagnés pour faire leurs devoirs et apprendre leurs leçons dans les temps laissés libres à l’emploi du temps jusqu’à 16 h 30.

    A propos des parcours d’excellence en 3ème : "Le développement des « parcours d’excellence » dans les classes de troisième des collèges Rep+ dès la rentrée 2016 vise à conduire des jeunes de milieux modestes vers une poursuite d’études ou une insertion socioprofessionnelle ambitieuse, en leur proposant un soutien collectif, des visites culturelles, de lieux de formation et d’entreprises, des rencontres de personnalités. Au-delà du collège, les élèves concernés bénéficieront ensuite d’un suivi individualisé tout au long de leur scolarité au lycée, quelles que soient la voie et la filière choisies. Ce dispositif s’appuie sur des partenariats avec l’enseignement supérieur, les collectivités territoriales et les branches professionnelles".

    A propos des élèves allophones nouvellement arrivés : "dans un contexte national marqué par l’accueil d’enfants de réfugiés et de mineurs isolés, tous les acteurs de l’éducation nationale doivent participer à cette mobilisation pour accueillir chaque enfant, quels que soient son origine, sa situation et son mode de vie, au sein de l’École de la République. L’opération « Ouvrir l’École aux parents pour la réussite des enfants », menée en partenariat avec le ministère de l’intérieur, a vocation à être développée dans les territoires où les arrivants non francophones sont les plus nombreux et significativement en éducation prioritaire."