Publié : 4 mars 2008

Bilan 2003-2006 pour le REP de Cléon.

Bilan d’étape 1999 - 2006 :

Après deux contrats de réussite (1999-2002 puis 2003-2006), voici quelques observations partagées.

En 1999, trois déficits majeurs avaient été pointés pour le REP de Cléon :

1. Une réussite scolaire faible (surtout en mathématiques et dans les matières scientifiques).

2. Une insécurité prégnante (problèmes de violence scolaire : le REP ayant choisi la première année de sa création de mettre en place une « semaine du respect » ... la « semaine du REP » était née !).

3. Un défaut d’image se traduisant par un manque de relations avec les parents d’élèves (« on ne voit pas les parents », c’était le constat des enseignants en 1999) et les partenaires de l’éducation nationale ; un taux d’évitement important (beaucoup de bons élèves demandant une dérogation ou s’inscrivant dans un établissement privé, pour ne pas venir au collège Jacques Brel).

6 ans après :

1. La réussite scolaire est toujours faible, avec des effets promotions non négligeables : mais les plus fortes carences se trouvent aujourd’hui plus du côté de la maîtrise de la langue orale et écrite. Les écarts, entre les élèves les meilleurs et les plus faibles, sont moins prononcés en mathématiques qu’en français.

2. Le climat scolaire s’est amélioré, en particulier au collège (200 évènements sanctionnés en 2005-2006 contre 382 en 1999-2000 et 430 en 2001-2002). En 2002-2003 : 10 % des élèves (51 jeunes) du collège posaient des problèmes de discipline récurrents, cette proportion a été de 6% en 2005-2006 (27 élèves de la 6ème à la 3ème).

3. La communication avec les familles (réunions de rentrée, accueil occasionnel, remise des livrets en « mains propres ») est devenue une habitude, sur l’ensemble du R.E.P. En revanche, la participation aux élections de parents d’élèves demeure très faible. La publication annuelle du journal de REP, la mise en œuvre de la « semaine du REP », ont également permis une meilleure lisibilité de l’action de l’éducation nationale, auprès des familles et des association péri-éducatives. L’évitement du collège est en baisse depuis 4 ans (on est passé de 40% à 13,3%).

4. La mixité sociale a progressé, à l’entrée en 6ème. En 2000, 79,2% des familles des élèves de 6ème étaient considérées comme défavorisées. La proportion n’était plus que de 66,2 % à la rentrée 2006.

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