Publié : 5 juin 2013

L’éducation prioritaire : état des lieux (mai 2013)

Une note du ministère de l’Éducation nationale dresse l’état des lieux des différents dispositifs mis en place au titre de l’éducation prioritaire. Ces dispositifs ont souvent évolué depuis la refonte des zones d’éducation prioritaire (ZEP) en 2000.

La note du ministère est téléchargeable à la fin de cet article.

Depuis la rentrée 2011, c’est le programme « Écoles, collèges, lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (Éclair) qui est devenu le « centre des politiques de l’Éducation nationale en faveur de l’égalité des chances ».

À la rentrée 2012, 301 collèges publics relevaient de ce dispositif Éclair et scolarisaient un peu plus d’un collégien sur vingt du secteur public (142 300 élèves).

Les collégiens des établissements Éclair sont très majoritairement d’origine sociale défavorisée : 73 % d’entre eux ont des parents ouvriers ou inactifs, contre 34,5 % dans les établissements hors éducation prioritaire.

L’accueil des enfants de deux ans est plus important dans les réseaux Éclair. En 2011, leur taux de scolarisation y était de 18 % contre 11 % hors Éclair.

Cette note souligne aussi une baisse nationale des compétences des collégiens bénéficiant des dispositifs d’éducation prioritaire, notamment de ceux scolarisés en Éclair. « En troisième, depuis 2007, on observe une baisse significative de la proportion d’élèves qui maîtrisent les compétences de base en français parmi les collégiens des Éclair et de ceux des RSS (Réseaux de Réussite Scolaire) à un degré moindre alors que les résultats sont stables hors éducation prioritaire ». « Pour les mathématiques, cette baisse concerne uniquement les collégiens des Éclair. L’écart s’est donc creusé entre l’éducation prioritaire et le reste des collèges pour atteindre plus de 30 points concernant les Éclair », poursuit l’étude.

Les collèges en éducation prioritaire sont également plus touchés par l’absentéisme : en janvier 2010, la proportion moyenne des collégiens absents était de 6,4% en éducation prioritaire contre 2,3% hors éducation prioritaire.

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